Éviter le gaspillage alimentaire en s’inspirant des Whippets

Cet hiver, j’écoutais une émission de la Semaine verte qui portait sur le gaspillage alimentaire et l’obsession des «légumes parfaits».  On y expliquait que «Chaque année, des milliers de tonnes de fruits et de légumes pourrissent dans les champs ou finissent au composteur seulement parce que leur apparence rebute les consommateurs et les distributeurs. »

On peut imaginer les pertes qui existent aussi dans le contexte de la transformation des aliments. Je me souviens d’avoir été impressionnée par un reportage sur le contrôle de la qualité dans une usine de croustilles de pommes de terre et des quantités de chips qui ne se retrouvaient jamais sur le marché.

Prenez le Whippet, vénérable biscuit, qui fête cette année ses 85 ans.  J’ai été contente de trouver en épicerie, par hasard, des Whippets imparfaits, étiquetés «économie», et vendus à moindre prix que la production normale.

En goûtant à l’aveugle, rien n’y parait. Les «défauts» sont essentiellement visuels et quand même légers : épaisseur inégale du chocolat, guimauve légèrement décentrée du biscuit, houpette inadéquate.

Non, pas de biscuits écrasés ou fendus dans ma boîte dont l’étiquette disait :

PRODUIT ÉCONOMIE
Le produit dans cet emballage fait partie de notre production régulière. Toutefois, il est marqué et vendu comme «PRODUIT ÉCONOMIQUE» dû à nos normes sévères de qualité quant à la grandeur, forme, poids ou défauts similaires. Votre prix a été ajusté en conséquence. Nous désirons vous en avisez (sic) afin que vous soyez satisfait de votre achat.
Les aliments Dare Ltée

Si on peut souhaiter un meilleur contrôle de qualité sur le texte de l’étiquette, je suis ravie de la politique des Aliments Dare sur le fond. Dans le domaine alimentaire, il m’apparaît souhaitable de trouver un marché pour des produits qui, sans respecter certains critères esthétiques, ne voient pas vraiment leur goût ni leur valeur nutritionnelle affectés (quoique dans le cas des biscuits, le côté nutritionnel est moins important).

Certains diront que cela affecte la «valeur de la marque». J’y vois plutôt une solution pragmatique à un important problème : cela permet d’éviter de gigantesques pertes alimentaires mais aussi financières car même à prix réduit, le fabricant parvient quand même à dégager un revenu.

D’autres entreprises devraient s’inspirer de cet aspect de la production des Aliments Dare. Et les épiceries ne devraient pas être timides d’offrir de tels produits à leurs clients.


Au sujet de Geneviève

Conseillère en communications auprès de la Société québécoise d’information juridique (SOQUIJ), mes temps libres sont partagés entre le cyclisme en solitaire ou avec Équipe SOQUIJ, le bénévolat auprès de la Fondation les P’tits Lutins, la bouffe, la gestion de ma copropriété, les voyages, et la réalisation de sites Internet à contrat.

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